La taille d’épargne est plus simple que la gravure sur métal aux techniques multiples (taille directe : pointe sèche, burin; acides, vernis : aquatinte, eau-forte, etc.).
Avec la taille d’épargne, on imprime que la partie en relief, autrement dit la partie non creusée du support (qui peut être une planche de bois, un lino, etc.) que l’on a encré au préalable … le contraire du métal où c’est l’empreinte en creux qui est imprimée. La force de pression sur la plaque est moins importante. On pourrait imprimer chez soi, avec une petite presse. La taille d’épargne permet moins de subtilités que le métal … mais elle dégage selon moi une force, un rapport plus immédiat, brut, avec le contemplateur de l’oeuvre.
Il est possible d’imprimer avec plusieurs couleurs … par exemple, la technique du bois ou lino perdu : 1/ après avoir creusé sa plaque, on fait une première impression avec la couleur la plus claire, les exemplaires imprimés feront l’objet d’un deuxième passage à la presse comme on va l’expliquer … 2/ on creuse la partie où l’on veut que la couleur la plus claire reste, on reprend les exemplaires que l’on a imprimés au premier passage et dessus, on réimprime avec une couleur plus foncée qui recouvrira les seules parties restées en relief.
Deux gravures de chevaux :


Monsieur Loyal :

Un portrait de Georges Braque et de Frida Kahlo :


















